•  Notre site web a changé

    Retrouvez-nous sur www.volee-de-piafs.fr

    Les adhérents, donateurs et mécènes de Volée de Piafs reçoivent régulièrement les bulletins de saison du centre de soins.

    Ceux ci contiennent des informations sur la vie quotidienne de l'association, les animaux accueillis, les campagnes en cours, mais aussi divers rubriques d'informations générales: "l'animal du mois", "les conseils de saisons", "idées pause & détente"...

    Le bulletin existe en deux versions au choix: en version papier (envoyée par courrier) et en version dématérialisé avec plus d'informations et d'illustrations (envoyée par e-mail). Nous avons mis en ligne, ci-dessous, des extraits de nos anciens bulletins pour vous donner un aperçu de leur contenu.

    Pour recevoir le bulletin complet, n'hésitez pas à devenir adhérent ou donateur à Volée de Piafs

     

     

     

     

     

    Bulletin de saison été 2016 (version dématérialisée)

    Bulletin de saison automne_2015

    Bulletin de saison printemps 2015

    Bulletin de saison automne_2014

    Bulletin de saison printemps été 2014

    Bulletin de saison automne 2013

    Bulletin de saison automne 2012                   

    Bulletin de saison printemps 2012


  • Volée de piafs : secourir les oiseaux a nécessité  23 000 €

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    Du mois de décembre jusqu'à fin février, la côte atlantique (et la Bretagne en particulier), a subi une série de tempêtes, qui a beaucoup fragilisé les oiseaux de mer. Les alcidés se sont retrouvés dans l'impossibilité de se nourrir. Les oiseaux ont également rencontré des nappes d'hydrocarbures, fruits, notamment, des dégazages qui sévissent à chaque tempête.

    Déjà affamés et épuisés, ils ont vu leur plumage perdre son étanchéité et se gorger d'eau. « Les courants ont ramené ces oiseaux vers les côtes mais beaucoup étaient morts avant de les atteindre », expliquent Marie Sillières et Didier Masci, du centre de sauvegarde de la faune sauvage. Ces oiseaux sont morts de faim, de froid, d'épuisement ou noyés.

    L'appel aux bénévoles

    Les alcidés sont des oiseaux de mer pélagiques, qui passent la majeure partie de leur vie à flotter sur l'eau. Ils plongent pour se nourrir et ne viennent à terre que pour se reproduire. « Le guillemot de troïl, le macareux moine et le pingouin torda sont les trois espèces d'alcidés présents au large de nos côtes. » À partir du 6 février, les accueils ont été très importants avec des pics de 52 oiseaux le 7 février, 46 le 15 février. « Beaucoup de volontaires ont répondu aux appels lancés sur notre page Facebook et celle de Sea Shepherd. » Des soins ont eu lieu de 7 h à 22 h.

    Plus de 800 oiseaux accueillis en février

    Durant cette période de crise, plus de 800 oiseaux ont été accueillis. 42 % de ces oiseaux étaient mazoutés. « Notre centre ne possédant pas encore les postes de lavages indispensables. Tous ceux qui ont retrouvé force et poids ont été transférés à la station LPO (ligue de protection des oiseaux) de l'Ile-Grande. »

    1 855 cadavres ont été comptabilisés, dont 1 780 alcidés. Les grandes victimes de ces tempêtes ont été les macareux, plus fragiles. Sur plus de 20 000 oiseaux victimes comptabilisés sur la côte atlantique en janvier et février, les deux tiers sont des macareux.

    Partenaires, bénévoles, dons, subventions...

    Le 10 février, Philippe Martin, alors ministre de l'Environnement visite le centre de sauvegarde, assiste aux soins et assure que la situation ne restera pas sans suite. « Maintenant député, son cabinet nous informe qu'une subvention exceptionnelle de 5 000 € vient de nous être accordée sur sa réserve parlementaire. »

    Cette situation brutale « n'était évidemment pas prévue dans notre budget. Il a fallu faire face en urgence à de nombreuses dépenses en matériel et nourriture pour l'accueil et les soins, pour le stockage des cadavres apportés par les communes, pour l'acheminement, etc. Le coût de ces échouages s'élève, pour notre association, à plus de 23 000 €. Seule une partie de ces dépenses (environ 42 %) sera remboursée plus tard par les fonds Polmar (pollution maritime). »

    42 personnes (permanentes, régulières ou occasionnelles) ont oeuvré pour ces oiseaux durant plus de 1 800 heures, dont les bénévoles de Volée de piafs, LPO et Sea Shepherd.


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  • Volée de Piafs : l'appel aux bénévoles de Didier Masci

    Languidic - 12 Février
     

    Ouest-France - 12/02/14

    Depuis trois jours, 27 guillemots et 20 macareux mazoutés sont soignés. « Entre 150 et 200 oiseaux sont morts et, lundi matin, la gendarmerie de Sarzeau nous annonçait l'arrivée d'une vingtaine d'oiseaux, explique Didier Masci. Ces oiseaux arrivent des plages situées entre Port-Louis et Erdeven. Concernant la fermeture des plages, nous voulons que des personnes habilitées puissent avoir l'autorisation de s'y rendre afin de secourir les oiseaux. »

    Appel aux bénévoles

    Les bénévoles sont sur le pied de guerre de 6 h à 22 h. Grâce à un appel sur les réseaux sociaux, ils viennent parfois de très loin : Saint-Malo, Nantes, Pluvigner, Pontivy... « L'appel a été lancé par Sea Shepherd, une association avec laquelle nous collaborons et dont deux personnes se relaient depuis samedi, au centre ». Un appel urgent est donc lancé aux bénévoles.

    Contacts : Volée de piafs, Saint-Léon, à Languidic. Tél. 06 08 98 42 36 (pour toute découverte d'animal). Mail : voleedepiafs.asso@gmail.com (pour proposer ses services en tant que bénévole).

  • Un ministre au chevet des oiseaux mazoutés

    Morbihan - 11 Février

     

    Ouest-France - 11/02/14

     

     


    Hier soir, Philippe Martin, ministre de l'Écologie, a assisté au dur travail des bénévoles de Volée de piaf, à Languidic.

     

    Les tempêtes successives ont poussé à la côte un grand nombre d'oiseaux mazoutés sur le littoral atlantique. Philippe Martin, ministre de l'Écologie, a fait le point de la situation hier dans le Morbihan. Tout d'abord sur les plages de Guidel, où des oiseaux morts ont été trouvés, puis en pleine campagne, au centre « Volée de piafs », à Languidic.

    Actuellement, le centre de sauvetage tourne à plein régime, de 6 h à 22 h, grâce à l'aide des bénévoles. Par dizaines, guillemots et macareux mazoutés ont été accueillis au centre ce week-end. Ils ont été recueillis sur les plages situées entre Port-Louis et Erdeven. Une vingtaine d'autres volatiles sont arrivés ce lundi. Puis, dans la soirée, une dizaine d'autres encore, totalement mazoutés, recueillis à Groix et présentés morts au ministre dans une bassine en plastique...

    « Cette visite ne sera pas sans lendemain »

    Philippe Martin a pu constater l'énergie des bénévoles engagés pour nettoyer, nourrir, réchauffer et tenter de sauver ces oiseaux de mer piégés par le pétrole. Parfois sans succès, a expliqué Didier Masci. « Regardez ce guillemot, on a l'impression qu'il n'est pas mazouté. Toute l'huile est rentrée par les pattes. C'est foutu. »

    La revue macabre a continué par l'inspection d'un congélateur où gisent des macareux intoxiqués.

    « Il y en a une cinquantaine. C'est la première fois qu'on en a autant. Ils vont nous servir pour des analyses. Tout sera passé au crible. »

    Qui est cette fois encore responsable de ces pollutions qui tuent les oiseaux et souillent les côtes ? Les pétroliers qui dégazent ? Le ministre ne s'est pas prononcé. « Une vieille épave secouée par la tempête a pu lâcher du mazout. Mais s'il y a eu dégazage, il y a un devoir de sévérité. »

    Et que faire pour aider un centre comme Volée de piafs à Languidic ? Hier soir, devant Philippe Martin, le responsable n'a pas mâché ses mots : « Nous accueillons 1 500 animaux en soins chaque année. Et pas seulement des oiseaux : des rapaces, des hérissons... Nous sommes le seul centre de sauvetage en France. » Et de pointer du doigt le ministère de l'Environnement : « Quand nous demandons une aide financière, on nous répond toujours non. Pourtant, tout le monde s'appuie sur nous en cas de crise. »

    Réponse du ministre : « Je suis venu constater que des gens extraordinaires consacrent leur vie à sauver ces oiseaux. Ce que j'ai vu est plus impressionnant que ce que j'imaginais. J'ai vu et entendu. Quand je vois cette mission menée dans un atelier quasi artisanal... Cette visite ne sera pas sans lendemain. »

    François NIKLY