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  • Sa cohabitation avec l’homme est souvent difficile, voire impossible. Alors cette « grosse mouette » dont le nom gwelan signifie pleurer en breton, en a gros sur le cœur et pousse un cri : le cri du Goéland !

    Découvrez le reportage de France 3 (interview de Didier Masci à partir de la 15ème minute).

     


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    Plœmeur. Les nids d'hirondelles interrompent le chantier

    Didier Masci, et la bénévole Anaïs Andromaque, de l’association Volée de piaf, devant le chantier interrompu à Lomener. | Ouest-France

    Un chantier de ravalement a été interrompu, hier à Lomener (Plœmeur), par l’association Volée de piaf. Une dizaine de nids d’hirondelles se sont installés sur la maison.

    " Bonjour bonjour les hirondelles, y’a de la joie ! ", chantait Trenet. À Lomener, hier, c’était plutôt de l’agacement. Roland Moreau, conducteur de travaux de l’entreprise plœmeuroise Bezier Décor, avait commencé, la veille, un chantier de ravalement de la façade d’un petit immeuble, rue Gilles-Gahinet. Les échafaudages étaient installés. Les murs avaient été lavés. Et l’association Volée de piaf est arrivée.

    " Des passants nous ont alertés de la présence d’hirondelles sur ce chantier, explique Didier Masci, le directeur de l’association protectrice des animaux. Il y a une dizaine de nids, dont certains avec des petits."

    Les hirondelles ont niché dans les creux du toit de l'immeuble de Lomener. | Didier Masci

    Or, depuis un arrêté de 2009 sur la protection des oiseaux, les hirondelles sont une espèce protégée et le seul dérangement de leur habitat est un délit passible de 15 000 € d’amende et d’un an de prison. " Nous avons donc prévenu la police municipale et l’Organisme nationale de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) pour faire interrompre le chantier ", annonce Didier Masci.

    Une loi méconnue

    Un coup dur pour les ouvriers : " J’avais vu ces nids. Nous les avons protégés avec des planches de bois lors du lavage. Mais je ne connais pas la législation, je pensais que ça suffisait ", explique Roland Moreau. " Peu d’artisans sont au courant, reconnaît Didier Masci. La loi est devenue très stricte depuis 2009. En cas de doute avant un chantier, je conseille de toujours nous appeler. "

    Le coût d’une telle interruption est estimé à plus d’un millier d’euros, sans compter les heures de travail : " Qui paye ? s’interroge Roland Moreau. Les propriétaires sont très inquiets. Nous verrons avec l’assurance. "

    L’ONCFS a constaté en arrivant sur place, qu’aucune hirondelle n’avait été tuée lors du lavage. Le conducteur de travaux échappera donc à l’amende.

    Hier après-midi, les ouvriers avaient déjà commencé à démonter l’échafaudage. Ils reviendront en septembre, " quand la période de nidification sera terminée ".

    En cas de doute, appeler l’association Volée de piaf au 06 08 98 42 36 ou l’ONCFS de Vannes au 02 97 47 02 83


  • À Languidic, le plus grand centre de soins pour animaux sauvages ne désemplit pas

    languidic

    Languidic (France) (AFP) – « Volée de piafs bonjour, que puis-je faire pour vous aider? »… Dans le plus grand centre de soins pour animaux sauvages de France, situé dans le Morbihan, l’activité déborde. Malgré une trésorerie fragile, chaque jour renards, pies ou encore phoques y sont déposés pour être soignés.

    A l’accueil de la clinique, Marjorie Mao, 24 ans, attend son tour. Quelques heures auparavant, la jeune bretonne a appelé le centre de soin après avoir trouvé une pie blessée à une patte, en bord de route. L’oiseau, protégé dans une boîte en carton, est confié à Didier Masci, soigneur en chef.

    Avec sa compagne, il a créé le centre « Volée de piafs » qui depuis 10 ans soigne « tout animal sauvage en détresse ». « Comme pour un hôpital pour humain, on ne fait pas de différence », explique-t-il.

    Ainsi, ce jour-là défilent dans ce centre de neuf hectares situé à Languidic près de Lorient une chouette hulotte, des renardeaux, ou encore un bébé chevreuil déposé par un agriculteur.

    A l’accueil, Vanessa Koroloff tient entre ses mains un pigeon blessé. « J’ai eu un pincement au cœur alors je l’ai amené », raconte-t-elle, après avoir parcouru plus d’une heure de route. Une fiche de soin est créée et l’une des soigneuse emporte l’oiseau baptisé « Kum Quat » à l’infirmerie qui déborde déjà.

    L’an dernier, le centre a reçu 3.030 animaux de 112 espèces différentes: 288 hérissons, 717 goélands, 261 chouettes, mais aussi cinq phoques, loutres, chauves-souris, veaux marins…, devenant le plus gros centre de sauvegarde de faune sauvage de France et l’unique en Bretagne.

    « En ce moment, c’est le premier biberon du chevreuil à 06H00 du matin et la plage horaire des soins s’étend jusqu’à 23H00, 7jours/7 ». « C’est de la folie! » assure Didier Masci, « marqué par la marée noire de l’Erika » en 1999.

    « J’habitais à Etel (Morbihan) à cette époque et j’ai donné un coup de pied dans une énorme boulette de fioul. Je me suis rendu compte que c’était un guillemot mazouté vivant. A partir de là, ça été un changement de vie complet », confie ce restaurateur de meubles anciens de 62 ans originaire de la région parisienne.

    Il s’interrompt pour répondre à un nouvel appel. Le centre en reçoit entre 20 et 80 par jour. Au bout du fil, une femme s’inquiète: « J’ai récupéré un accenteur mouchet (une espèce d’oiseau, ndlr) des griffes de mon chat. Est-ce que cela vaut le coup que je vous l’amène? »

    Après quelques questions, le soigneur lui conseille de « le mettre au chaud dans un carton avec une bouillotte et le nourrir de croquettes gonflées à l’eau à l’aide d’une pince à épiler ».

    A Volée de piafs, l’activité ne désemplit pas, les volontaires venus de toute la France s’affairent pour répondre au téléphone, soigner, et nourrir les animaux en détresse.

    « C’est la course », témoigne Noëlle Ahr, en service civique pour un an. La Nancéienne de 26 ans a choisi ce centre car « ils acceptent les animaux, quels qu’ils soient ». Piaillement et hululement se confondent dans cette clinique de fortune où règne un esprit de colonie de vacances.

    Malgré l’enthousiasme des bénévoles, la pérennité du centre reste fragile. Faute d’argent, il a fermé ses portes en février, provoquant un élan de solidarité.

    « Les gens nous envoyaient de l’argent », raconte Marie Masci, la cofondatrice. Plus de 40.000 euros seront collectés pour un budget de fonctionnement s’élevant à 160.00 euros en 2017. Sollicitées, les collectivités finiront par leur octroyer des subventions exceptionnelles.

    Depuis sa réouverture il y a quelques semaines, la routine a repris à Volée des piafs. Et comme chaque début d’après-midi, un rituel s’organise: soigneurs, bénévoles et quelques particuliers se rassemblent pour le départ de l’un des pensionnaires du centre.

    Un faucon crécelle, arrivé après s’être fait renverser par une voiture, est « prêt à être relâché » après 15 jours de soins. Didier Masci installe entre ses paumes le faucon. Après quelques hésitations, l’oiseau s’élance.

    « Le remerciement, c’est quand il s’envole. C’est un grand plaisir à chaque fois », se réjouit le soigneur.

     

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  • L’image du jour. Un phoque mal en point sauvé à Languidic (Morbihan)

    Ouest France - 28 février 2017Thierry CREUX.       

    Découverte échouée en Gironde, âgée d’à peine trois mois, une femelle phoque a été sauvée au centre de sauvegarde de la faune sauvage Volée de Piafs, à Languidic (Morbihan). Là-bas, mise sous antibios, elle a bien repris du gras de la bête, montant en deux mois de 16 kg à 27 kg.

    Un phoque, pour faire simple, c’est une sorte de saucisse Hénaff mastoc, avec en sus dents, palmes et regard de labrador. Au sec, ça repte dans un style plutôt baroque et balourd. Alors, pour se dresser dans cette posture cocasse de toutou très curieux, il faut que cette toute jeune femelle soit à bloc. Au top de sa forme ! Or, c’est une survivante.

    Mise sous antibios

    Elle a été découverte échouée le 2 janvier en Gironde, âgée d’à peine trois mois. Victime d’une infection interne sur un os de patte. Et portant de multiples morsures de chiens sur la tête, le dos, les nageoires… Bien que la jugeant quasi condamnée, le Centre de recherche sur les mammifères marins de La Rochelle l’a transférée le 5 janvier au centre de sauvegarde de la faune sauvage Volée de Piafs, à Languidic (Morbihan). Où, mise sous antibios, elle a bien repris du gras de la bête, montant en deux mois de 16 kg à 27 kg.

    Aussi vive que du rock’n’roll

    Mais si elle est aussi vive que du rock’n’roll, et si deux bactéries ont jeté l’éponge, une radio prise hier à la clinique vétérinaire de Languidic a montré qu’un staphylocoque discret lui grignote encore un métatarse. Une petite amputation n’est pas exclue. Le séjour à la campagne est prolongé.






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